How Insurance Works

Vers une bulle immobilière gigantesque


Patrick Artus, bonjour. Bonjour Vincent. VB : Vous êtes chef économiste de Natixis et dans l’un de vos récents papier Patrick, vous
défendez l’idée que l’action des banques centrales, qui consiste à monétiser la
dette des États par de la création monétaire, pourrait bien déboucher sur
une bulle immobilière. Comment en venez-vous à cette
hypothèse ? PA : Je pars tout d’abord du constat que l’on va avoir une
expansion absolument gigantesque de la quantité de monnaie créée par
toutes les banques centrales. Les banques centrales achètent la totalité des dettes publiques émises par les États en réaction
à la crise du virus et ceci dans tous les pays, notamment ceux de
l’OCDE. L’endroit où c’est le plus spectaculaire à court terme c’est aux
États-Unis où on a une augmentation de 50 % de la taille du bilan de la réserve
fédérale au mois de mars et en Europe on va avoir 100 milliards d’euros d’achats de dette par la BCE d’ici la fin de l’année et la possibilité de les augmenter. On a des ordres de grandeur similaires au Japon. Les banques centrales interviennent comme acheteurs de dette publique pour des montants considérables et créent donc
une quantité énorme de monnaie. VB : On voit apparaître à l’écran un graphique qui émane de votre recherche. Il s’agit de la base monétaire de l’OCDE
et on peut constater l’explosion de cette base monétaire avec encore une
fois un bond en 2020 assez spectaculaire PA : Oui et ce n’est que le début puisque ce graphique concerne uniquement le mois de mars. On n’a pas encore les données d’avril. Donc, il faut
comprendre que cette monnaie est au début détenue par tous ceux qui vendent
des obligations à la banque centrale. Les États font des déficits publics,
ils émettent des obligations et très rapidement les banques centrales
achètent ces obligations à leur porteur, qui sont essentiellement des grands
investisseurs institutionnels, des assureurs, des fonds de pensions, des fonds d’investissement, qui peuvent être aussi quelques banques centrales étrangères.
Donc ces porteurs d’obligations se retrouvent après
l’intervention des banques centrales porteurs de monnaie, à la place des obligations qu’ils avaient initialement acheter, alors tant que l’aversion au risque est
extrêmement forte, ces porteurs d’obligations qu’ils
deviennent des porteurs de monnaie ont envi de réinvestir cette manne est dans des
actifs risqués et vont garder de la monnaie très
largement ou ils vont acheter des dettes publiques sûres mais ils ne vont pas se
diversifier dans des actifs extrêmement risqués. Par conséquent, nous n’avons pas aujourd’hui un réinvestissement massif de la monnaie dans d’autres classes d’actifs et pourtant quand il y
aura un retour de la confiance, la confiance cela peut être une bonne
nouvelle sanitaire, une date pas trop lointaine sur le vaccin, un médicament
qui marche, une baisse sensible du nombre de personnes malades,
ça peut être simplement de bonnes nouvelles sur l’économie,
la remontée des , des perspectives économiques,
et bien tout ceci va déclencher un mouvement évident, comme on l’a eue après chaque session de réinvestissement de la monnaie dans des actifs ayant des
rendements plus élevés et c’est là qu’il faut sans doute faire le tri. Est ce
qu’il y aura un réinvestissement de la monnaie en actions, la réponse est : oui sans doute, mais il ne sera peut-être pas massif, en tout cas
cela n’absorbera pas toute la quantité de monnaie parce que les entreprises vont quand même sortir de cette crise avec des
difficultés avec de la dette, avec des chiffres d’affaires en baisse, que la
reprise économique sera peut-être un peu poussive, on pense en particulier aux
problèmes de productivité dans les entreprises avec les contraintes sanitaires.
Est ce que cette monnaie sera réinvestie massivement dans les pays émergents, cela n’est pas sûr non plus mais parce que il y a un problème majeur pour les
émergents, c’est la faiblesse des prix des matières premières qui va durablement
affaiblir l’économie de beaucoup de pays émergents et donc je pense qu’il va
rester une quantité importante de cette monnaie qui ne sera pas absorbée par les
autres classes d’actifs et qui va aller, de façon assez globale, sur le non coté, dans le non-coté, il y a le private equity
il y a les infrastructures et l’immobilier. D’ailleurs de façon
assez intéressante quand on parle aujourd’hui avec les patrons des
investissements des grands investisseurs institutionnels, ils mentionnent tous une
augmentation de la taille de l’immobilier, du poids de l’immobilier
dans leur allocation d’actifs. Cependant, il faut regarder à l’intérieur
de cette poche ‘”immobilier”. L’immobilier c’est beaucoup de choses,
il y a deux poches immobilières sur lesquelles on doit être relativement
méfiants. D’une part, il faut se montrer prudent à l’égard de l’immobilier commercial traditionnel. On observe en Chine, et on
l’attend ici et aux États-Unis, qu’après cette crise la partie de la
consommation des ménages en ligne reste beaucoup plus importante
qu’avant et aux Etats-Unis, ils anticipent presque un
triplement, au vue des enquêtes, de la consommation en ligne par rapport à
la situation d’avant-crise et on voit cela en Chine aussi. Un constat assez mauvais pour l’immobilier commercial traditionnel, les boutiques, les centres commerciaux… Une autre composante de l’immobilier qui est sans doute assez faible durablement c’est le
bureau. On va sans doute assister à une forte augmentation du télétravail et donc le
besoin en mètres carrés de bureaux qui va être réduite de façon
assez sensible. A l’opposé, on a on a le sentiment qu’il y a deux pans de l’immobilier qui restent extrêmement positifs. La logistique d’abord, qui est
évidemment déjà aujourd’hui extrêmement forte avec énormément d’argent investi,
puisque bien sûr si on passe de la distribution en ligne individualisée
les besoins de logistique sont considérables puis le second secteur qui s’en sortira sans doute c’est le résidentiel parce qu’on se dit qu’après la crise il y aura un
rattrapage des achats, les personnes qui ont besoin de se loger auront toujours
besoin de se loger, qu’elles auront stocké énormément d’épargne pendant la crise,
l’absence de consommation qui fait apparaître une énorme épargne forcée, dont un partie pourra financer des apports
personnels sur l’immobilier. Il me semble que le raisonnement et
puis les discussions qu’on peut avoir avec les
investisseurs et les professionnels de ces secteurs pousse à penser qu’il y aura
énormément de liquidités investies soit dans la logistique et c’est déjà le cas,
soit plus tard dans l’immobilier résidentiel et que donc on peut parler
de bulle immobilière, de poussée forte des prix dans ces deux composantes de l’immobilier. VB : J’aimerais que l’on revienne à l’immobilier résidentiel, Patrick, parce
que souvent lorsque l’on parle des facteurs macroéconomiques qui
sous-tendent la hausse des prix immobiliers, on regarde le revenu disponible des ménages, le taux de chômage et le coût
d’emprunt. A priori, le revenu disponible des ménages baissera moins
que ce que l’on pouvait craindre face à l’ampleur des mesures de soutien apportées par les États, mais il va tout même diminuer. Le taux de chômage,
on ne le voit pas régresser, bien au contraire, il va sensiblement augmenter.
Quant aux coûts de l’emprunt, on a noté une légère augmentation de celui-ci, en tout cas
les conditions d’octroi des crédits immobiliers risquent de se resserrer,
parce que l’on connaît l’attitude des banques. Dans un tel contexte, elles sont quand même beaucoup plus prudentes.
Est ce que tout cela ne va pas à rebours de votre hypothèse de la
création d’une bulle immobilière à venir dans le résidentiel.
PA : Il y a deux de type d’acheteurs d’immobilier : les ménages, où l’on verra sans doute un affaiblissement des achats. Alors l’aspect revenus, oui, c’est vrai, mais je reviens sur mon point, vous savez que le taux
d’épargne actuel des européens ou des français est de l’ordre de 35% si non plus, donc on est en train d’accumuler en Europe et partout dans le monde des centaines de milliards d’euros de
revenus non consommés pendant le confinement, se pose
donc la question de l’utilisation de cette épargne forcée
après le confinement. Il y a des ménages qui se diront : “qu’est ce que je fais de cet argent que je n’ai pas dépensé, je ne vais peut-être pas le consommer, j’ai
peut-être plus intelligent que ça à faire et ça fait un très bel apport personnel pour
acheter de l’immobilier. Sur les taux, on a vu ça, mais d’un autre côté
le taux à 10 ans de l’Etat français est toujours négatif aujourd’hui
donc y a pas de hausse des taux et grâce à l’action de la BCE, alors les
banques ont été un peu plus prudentes parce que effectivement les banques se
disent qu’il va y avoir une hausse du chômage e et qu’il faut être sans doute un plus sélectif sur les crédits,
cela étant, voyez qu’aujourd’hui la hausse du chômage concerne
exclusivement des français qui avaient des contrats de travail très courts, qui
n’arrivent pas à retrouver un autre contrat de travail court, elle ne concerne pas les
Français qui ont un contrat long, vous savez que les banques ne prêtent qu’aux Français
qui ont des contrats longs. Enfin, je suis je suis prêt à accepter l’idée que du
côté de la demande des ménages, on peut avoir une petite faiblesse, mais on a la demande institutionnelle. Il y a une très forte demande
institutionnelle, donc on aura peut-être un peu moins de ventes en accession à la propriété et beaucoup
plus d’immobilier en locatif et c’est la demande institutionnelle je pense va
être extraordinairement forte. VB : Tout cela selon vous devrait
concourir à terme à une hausse des prix dans l’immobilier résidentiel ?
PA : oui alors la hausse des prix n’est pas pour tout de suite, en plus le marché est
aujourd’hui sans mesure. D’ailleurs, il y a très peu de
transactions, les constructions sont arrêtées voilà donc aujourd’hui il n’est pas question de prix et on parle là, d’ailleurs c’est très important pour le jugement
qu’on porte sur les politiques monétaires. Qu’est ce que ça fait que des banques centrales créent des milliers de
milliards d’euros de monnaies supplémentaires dans les pays de l’OCDE, cela ne fait pas d’inflation du prix des biens, ça fait 30 ans qu’on ne voit plus de lien entre la création
monétaire et la pression du prix des biens. Regardez le Japon, la banque du japon a un bilan qui fait 110 % du produit intérieur brut du Japon.
La BCE et la réserve fédérale sont entre 30 et 40% et l’inflation au Japon est de
zéro sauf quand il leur prend l’idée bizarre de remonter les taux de TVA et donc on
n’a plus du tout de corrélation entre la création monétaire et l’inflation.
Par contre, on note une corrélation forte entre la création monétaire et l’inflation des
prix des actifs et dans les actifs bien sûr le plus important c’est l’immobilier.
Je crois qu’on est en train préparer une gigantesque bulle immobilière
qui se déclenchera à partir du moment à nouveau il y aura ce mouvement de
réinvestissement de la monnaie, on va dire plus diversifiées, sur d’autres classes
d’actifs, mais ça sera pas que l’immobilier on
aura peut-être une bulle sur les infrastructures, on
aura sans doute et sans doute cela poussera aussi vers le haut les cours
boursiers. On va avoir ce phénomène et le prix à
payer pour les politiques monétaires que nous menons aujourd’hui ça sera
précisément une hausse exagérée des prix de certaines classes d’actifs.
VB : Ce qui est intéressant dans votre analyse c’est que, pour vous, la hausse
des prix de l’immobilier résidentiel découlera principalement d’une demande
institutionnelle ? PA : Oui, je pense que la demande des ménages sera présente mais sans doute un peu moins fortes qu’avant la crise et je
pense qu’il y aura une forte demande institutionnelle avec un retour des
repondérations des portefeuilles d’investisseurs institutionnels sur le
non coté au sens large et dans l’immobilier ils ont tous compris qu’il ne
fallait pas aller vers le commercial, il reste la logistique et le résidentiel qui seront
sans doute deux classes d’actifs extrêmement demandées par les grandes
institutionnels. VB : Patrick, merci. Merci beaucoup Vincent.


Reader Comments

  1. Je suis dans le ecommerce, le flux ne s'est pas arrêté avec le déconfinement. l’augmentation continue. il y a un vrai transfert dans le secteur marchand.

  2. Il y a absolument aucun argument pour soutenir sa thèse à part son intuition. Unibail dont il parle est absolument à la cave. Niveau d'analyse économique très décevant pour un chef économiste.

  3. Bref, les détenteurs d'actifs et ceux ayant accès au crédit, les riches, vont devenir encore plus riches. Mais bien sur on va demander encore des efforts aux plus faibles, et on va torpiller la classe moyenne. A gerber. Les gens se font voler tranquillement par les institutions mais ne le comprennent pas.

  4. Personne ne répond à cette question: puisqu'il y a maintenant TROP de liquidités dans la main des grands investisseurs, pourquoi fallait-il créer autant de nouvelle monnaie par les rachats massifs??? A cause de ça, comme il l'explique, ça va faire monter honteusement les prix du résidentiel, empechant encore plus qu'avant les citoyens d'accéder à la propriété, les condamnant à rester locataires toute leur vie.
    Et pour finir, à qui va-t-on louer ces investissements résidentiels, face à une population qui elle, n'aura pas reçu l'argent magique par milliards?

  5. Me voila conforté dans mes projections. Je savais que la bulle immo allait exploser !
    Si arthus annonce le contraire, je suis certain d'avoir raison 🙂

  6. On rêve là. Ce n'et pas 2 à 3 mois d'économie des ménages qui va leur permettre d'épargner un montant suffisant pour constituer un apport significatif utile à l'investissement immobilier.
    Sauf bien entendu à gagner 20 à 30 k€ par mois et en avoir mis 10k€ de côté chaque mois… c'est beaucoup plus qu'un train de sénateur.

  7. L'autre face de la médaille : l'immobilier ramène une immigration massive pour travailler dans le BTP et occuper ensuite les logements construits. Et en fin des courses, un communautarisme et guerre civile. On se demande ce qui éclatera en 1er la bulle immobilière ou la guerre civile

  8. Partick argus cest le contraire on a perdu travail epargne actifs et on paie des frais en plus yaura rien a depenser apret

  9. Superbe raisonnement! Pendant le confinement je ne suis pas allé au restaurant , pas au cinema ni au théatre je vais pouvoir acheter un appartement avec ce que j'ai économisé. Ca tombe il y a justement un deux pièces de 40 m2 à vendre 250 euros à coté de chez moi.

  10. Ça me paraît un raisonnement complètement biaisé de penser que les ménages auront de quoi financer des achats immo avec de l’épargne forcée, à tel point que ça ferait monter les prix .On doit pas vivre dans le même pays, parce que pour épargner 50 000 balles en 24 mois faut pouvoir déjà garder plus de 2000 euros tous les mois et ensuite justifier des bonnes cases pour que le banquier accepte de prêter le reste.J’ai un doute.
    On verra bien ,de toute façon l’avenir finira par être le présent. On pourra alors voir si c’était de l’expertise ou une prédiction de comptoir 🤣🤣.

  11. Lol j'entends parler partout de cette épargne des Français pendant le confinement.
    Ces financiers m'amusent, il faut vraiment ne rien connaître de la vie dure des gens au quotidien pour croire que d'un coup au bout de 2mois sans depenser une manne financière s'est construite.
    Ceux qui surestiment cette manne virtuelle sont la même classe sociale qui ne saurait vous dire le prix d'une baguette de pain ou ce que représente 10kg de boeuf dans le budget d'alimentation d'un ménage de 4 personnes dont les parents sont professeur infirmier ou commerçant dans des enseignes (Fnac, Jules, Sephora etc…).

    Voici quelques réalités, cas typiques à considérer messieurs :
    -Dans cette épargne, combien appartient à des gens en chômage partiel qui vont donc utiliser l'argent non dépensé en sortie et distraction pour compenser leur subsistance surtout après qu'ils aient remarqué l'inflation ?

    -Parmi ceux qui ont fait du télétravail (cadre du tertiaire), ménage de 4 personnes avec papa et maman managers, quant bien même ils n'ont pas été en chômage partiel, combien remboursent un crédit immobilier écrasant et vont donc utiliser cette argent non dépensé pour rembourser plus vite le crédit ou pour financer les futurs chambres d'étudiants (ou même formation) de leur enfants ?

    Vous pouvez diviser ces 5miliards par deux au moins pour cibler à la louche l'argent vraiment "libre" pour une stratégie de relance.

    Et enfin, ne prenez pas trop les gens pour des idiots, ils sont très crédules c'est vrai mais quand il s'agit de leur épargne les esprits se réveillent ! Ils vont vite réaliser qu'ils doivent sortir cet argent de leurs livrets d'épargne.

  12. dans un monde où l'emploi est incertain, les contrats précaires, préférez vous être locataire, ou propriétaire ?

  13. j'ai du mal à comprendre comment le résidentiel prendra en valeur. Ce n'est pas parce que les banques centrales aide financierement pour soutenir l'économie qu'on aura pas des pertes de revenus (part variable des ménages), faillite d'entreprise, augmentation du chômage, et augmentation du cout des produits de première nécéssités. Certes les ménages épargnes, mais la confiance ne reviendra qu'uniquement si on observe une grosse baisse du prix de l'immobilier. Pensez vous vraiment que l'économie va reprendre de si tôt? (imaginez le magasin de vêtement qui acceuille 100 clients/jours, qui peuvent essayer des vêtements de plus, et qui demain va avoir la moitié seulement à cause des mesures de distancations sociales, ne peux plus essayer les vetements, ou même que la chine d'approvisionnement de ces vetements soit brisée), je suis étonné qu'un économiste de NAtixis ne puisse pas anticiper ces changements dans l'économie réelles qui nous attend et l'impact qu'il aurait sur le capital par la suite. Bref à suivre

  14. Après tout ce "blabla" Je sais toujours pas si une bulle immobilière veut dire augmentation ou diminution des prix

  15. Patrick Artus semble penser que les francais on économisé en 2 mois de quoi déclancher un achat immobilier. si il fallait se serrer la ceinture pendant 2 mois pour acheter de l'immobilier ca se serait…. Il ne parle pas de toutes ces personnes au chomages ou qui ont perdu énormément d'argent comme les restaurateurs qui pour beaucoup d'entre eux vont devoir vendre leur bien immobilier juste pour éponger les dettes. je ne partage absolument pas son analyse et personnellement tous les indicateurs immobilier sont au rouge. il va y avoir beaucoup plus d'offre que de demande et que les prix vont baisser

  16. les banques gagnent de l'argent avec leur activité de crédit. Mais les taux sont tellement bas, qu'elles ont intérêt à en faire un paquet des crédits. L'an passé il y a eu plus d'1 million de transaction immobilière. Trop de gens ont pu octroyer un crédit, alors que cela ne devrait pas être réservé à n'importe qui… La bulle gigantesque a déjà eu lieu! les gens sont en train de perdre leur emploi: chômage technique, licenciement, fin de droit etc.. la bulle va percer à moyen terme dans les moins de 2 ans..
    l'invité qui parle a une partie de son raisonnement dans sa propre logique: quelqu'un qui gagne dans les 8.000 euros net par mois

  17. M. Artus n'est pas dans le "réel". Il y a beaucoup de rétractations d'offres d'achat – les acheteurs se disant qu'ils DOIVENT épargner pour faire face à la crise à venir et donc renoncent à l'achat d'un bien. Les institutionnels n'investissent pas dans le résidentiel (je ne sais pas où il est allé cherché ça…). Son raisonnement ne serait valable que sur l'immobilier de bureau ou de commerce mais si crise il y a, beaucoup d'entreprises seront en faillite et la demande de bureau et commerce baissera drastiquement. Donc non, j'ai beau chercher je ne vois pas comment une bulle pourrait se produire dans l'immobilier.

  18. Souvent Arthus fait des interventions pertinentes, mais là il est complètement à côté de la plaque. Son message s’adresse à des institutionnels pas du tout à des particuliers. Pour le marché de l’immobilier particulier c’est l’exact inverse qui va s’observer avec le dégonflement d’une bulle immobilière présente depuis bien longtemps ! Les milliards imprimés ne vont pas se retrouver sur les comptes des particuliers et c’est pas 2 mois d’épargne forcés qui vont faire un éclatement des prix immo. Ce qui va être important c’est le taux de chômage, l’augmentation des taux des banques privés comme prime de risque, la baisse des transactions qui va faire diminuer l’immo, au moins dans les 2 ans qui viennent.

  19. Personellement lavenir est tres difficile (moi qui pensait acheter, desormais cest mort ) jai perdu mon travail comme floor manager dun nightclub (retourner avec ma famille …donc ma femme et moi on va surement ce separer ) , tout mes collegues ou connaissances dans le milieu de restauration , bar. Hotellerie , aviation – est une catastrophe !!
    Ceci est pour dubai ou il ny a pas daide du tout , marche ou creve ! Mais pour leurope ce sera la meme , avec les droits quel banques accepteront … Avec le nombre de chomeurs sur le marché ! Et la crise economique durant plusieurs annees , jen doute car les prix seront tirer vers la hausse dans le luxe , mais qui louera ces biens avec des prix exorbitants !
    Cet homme nest pas dans la réalité , de plus beaucoup voyageront moins , donc moins de airbnb …
    Et les nouvelles taxes de 2020 pour ponctionner plus les proprietaires ! Sans compter 2021 maintenant apres cette crise …

  20. Comment peut on penser que le marché des institutionnels va renforcer la demande de logement d'habitation !? C'est oublier l'impact fondamental du chômage et de la baisse des volumes de crédit sur cette demande. Les institutionnels n'ont jamais eu d'appétit pour les faibles rentabilités et les multiples contraintes des baux d'habitation. Même lui, il n'a pas l'air de croire à ce qu'il dit, et le journaliste encore moins.

  21. Je ne partage pas du tout son point de vue. Les gens s appauvrissent , plus ; deflation et inflation a venir,
    plus ; chomage en hausse,
    plus ; les impots qui vont etre releves pour payer la dette et le covid ……
    Dans ses conditions sa theorie ne tient pas une minute.

  22. Mais dans quel mon il vit? Deux mois de confinement, une crise économique sans précédent, et les français et les institutions vont réussir à épargner, investir tout cet argent dans la pierre à tel point que les prix de l’immobilier vont monter? Mais c’est du grand n’importe quoi! Les entreprises et institutions qui vont réussir à survivre vont très vite se rendre compte que c’est grâce à des balance sheets avec peu de dettes et beaucoup de cash. Quant aux français, et bien étant donné que les chiffres du chômage vont exploser, ils auront vraiment du mal à acheter et si économies ils ont, elles seront utilisées pour survivre.

  23. Vous rêvez les vendeurs, les Primo accédants potentiel dont je suis ne payeront pas les prix actuels français, quitte à rester locataire et investir à l'étranger. Je ne pense pas être le seul… Désolé les boomers

  24. NON on ne va pas créer une bulle immobilière! On y est déjà avec des actifs immobiliers qui ont explosé depuis 25 ans et le mouvement ne semble pas près de se retourner sauf peut-être pour les bureaux et les commerces

  25. Très discutable le point de vue de M. Artus: malgré les interventions de la BoJ, les prix de l'immobilier au Japon ont été divisés par 10 (!) entre 1993 et 2004 dans les grandes villes… Il est vrai qu'ils ont repris 15% au cours de la dernière décennie… Sans grand rapport avec l'augmentation du bilan de la BoJ sur toute la période!

  26. Le raisonnement se tient. Au niveau de la demande des ménages, l’immobilier va chuter. En revanche au niveau institutionnel, les professionnels, sur une classe d’actifs immobiliers et de haut niveau, les prix vont exploser.

  27. La vraie question est… Vont ils investir dans les crypto monnaies…. C est la question a 1000000000 ….

  28. le fait que les oblig ne payent plus rien est un bon point pour dire que les instit vont chercher du rendement la ou il en reste, cad l'immo. mais de l'autre cote, soyons claire, l'immo ne paye plus rien au plus 3%, et encore…y'aura pas de bulle sur l'immo, seulement une stagnation voire legere baisse…car yaura toujours des cons pour payer 10Ke du metre… tout ce cash dont Arthus parle, va simplement aller la ou ya encore du rendement: les actions. Et pas les actions europeennes.
    paris tenu.

  29. Ça m'impressionne toujours a quel point Patrick se trompe. L'immobilier est DÉJÀ dans une bulle gigantesque, plus personne ne peut acheter (20% de chômage, les banques ne prêtent plus, appart a Eur 10,000/m2 a Paris…etc….), et nous abordons une crise économique plus importante que 1929, donc l'immobilier va s’écrouler de 60 voir 80%, dans les 2 ans qui viennent, et lui dit qu'on va vers une bulle !!
    Ceci prouve une fois de plus que les Banquiers cherchent a faire perdre le maximum d'argent aux clients, dans le minimum de temps.

  30. Ceux qui bossent dans l'automobile, la restauration, l'aérien, le tourisme vont vachement avoir envie de s'endetter sur 20 ans à des prix stratosphériques… Monsieur faut redescendre sur terre

  31. bulle immobiliere en valeur ou en prix ?? qui dit afflux de monnaie , planche à billet , dit perte de pouvoir d achat de cette monnaie ,,, à mon sens la seule valeur de l immobilier c est le rendement qu il procure tous frais deduits ,,, regardez les taux de rendement ,,, pour l instant l euro reste accroché au dollar mais jetez un oeil à l index dollar ( le dollar contre toutes les autres monnaies pondérées + un panier d actif tangibles ) sur le site FRED st louis sur 45 ans ,,,, 😉

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